Qui est-il ?

Témoin

L'évangile de Jean ne dit rien de la naissance de Jean (Dieu fait grâce) dit le Baptiste, il en parle et le désigne comme témoin. Dans ce terme témoin se trouve la mission du Baptiseur : il est celui qui désigne le Christ, la source de la lumière. Si Jean attire l'attention, ce n'est pas pour la diriger vers sa propre personne, mais pour tourner les cœurs et les esprits vers un Autre : ‘Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas'. C'est ainsi qu'agissait Jean Baptiste. Avec Jean nous découvrons que le témoin est celui qui rend compte, il est un relais qui renvoie à un autre que lui-même, il est un signe qui désigne l'Autre.

Qui es-tu ?

A la question (toi, qui es-tu ?) légitimement posée par les prêtres et les lévites, Jean témoigne en rendant compte de sa foi. Afin de lever toute ambiguïté, Jean précise qu'il n'est pas le Christ, il fait preuve d'humilité et de maturité spirituelle en restant à sa place. Dire qu'il n'est pas le Christ, cela laisse entendre qu'un autre l'est et c'est vers cet autre qu'il tourne le regard de ses interlocuteurs. Puisque Jean endosse une présence prophétique par sa vie au désert, en assumant le verset d'Isaïe qui dit qu'il est la voix qui crie dans le désert, en baptisant dans le Jourdain et en prêchant un changement de vie, le rapprochement avec Elie ou un prophète est vite fait. Et pourtant, ce n'est pas à Jean de définir son rôle dans l'histoire du salut, lui sa responsabilité est d'être fidèle à sa vocation. Jean ne souhaite pas être rangé dans une case, mais veut qu'il soit considéré pour ce qu'il est, c'est-à-dire « une voix qui crie » et qui mérite d'être écoutée. En invitant d'oublier les catégories, Jean demande d'être appréhendé pour ce qu'il est concrètement en écoutant sa parole et non pour l'image que les autres se font de lui. Cette voix qui crie dans le désert demande de préparer un chemin pour le Seigneur car c'est bien là qu'il faut le préparer.

Joie

A ceux qui demandent à Jean qui il est, il leur répond qu'ils doivent aller au désert pour la simple raison que le désert est le lieu de l'appauvrissement intérieur où l'on se retrouve face à face avec soi-même et avec Dieu. Cette rencontre est source de joie dont parle Paul dans la deuxième lecture. L'apôtre appelle à devenir prophète de la joie. Il s'agit de la joie d'une naissance à Noël. Tout Avent, cette période d'une attente active est déjà imprégnée de la joie de Noël. Elle permet de mettre momentanément de côté tous les soucis et préoccupations du quotidien pour se concentrer sur ce qui est essentiel : cet enfant qui va naître, sa croissance, son avenir. La joie est un commandement. Jésus le montre lorsque dans l'Evangile, après avoir donné son commandement d'amour, ajoute directement en disant : « Je vous ai parlé ainsi pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jn 15, 11).

Prière

Cette joie sera vraiment complète, si par la prière nous avons conscience de vivre devant Dieu, de lui remettre tous les événements de notre journée, nos travaux, nos rencontres, nos espoirs et nos inquiétudes. En remettant tout entre les mains de Dieu, nous pourrons tout vivre en lui, il s'agit de mettre la prière au centre du quotidien du chrétien. En son temps le réformateur Martin Luther y invitait en disant : « le chrétien doit prier comme le cordonnier faire des chaussures et le tailleur faire des costumes ; la prière est le métier du chrétien ». L'Ecriture nous invite tout le temps à la réjouissance, à la prière et à l'action de grâce pour vivre selon la volonté de Dieu en Jésus-Christ. Quiconque demeure dans la prière et l'action de grâce la joie lui sera donnée malgré les épreuves. D'où les sens des exhortations suivantes : « heureux êtes-vous lorsqu'on vous insulte, qu'on vous persécute et qu'on répand faussement sur vous toutes sortes de méchancetés, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez transportés d'allégresse (Mt 5, 11-12)… Mes frères, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer (Jc 1, 2)… Vous êtes transportés d'allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu'il le faut, attristés par diverses épreuves (1 P 1, 6) ».

Oui, la joie nous sera donnée si nous vivons dans la prière, la gratitude et la louange. Ce ne sont pas les circonstances du moment qui nous empêcheront d'être dans la joie et la louange car celles-ci dépendent de la fidélité à la volonté de Dieu. Nous pouvons nous en rendre compte, « dans les Actes, lorsque les apôtres sont conduits devant le sanhédrin et battus, ils se retirent tout joyeux d'avoir été jugés dignes d'être déshonorés pour le Nom (Ac 5, 41). A Philippes, après avoir été roués de coups, Paul et Silas sont jeté en prison. Au milieu de la nuit… ils priaient et chantaient les louanges de Dieu (Ac 16, 25) ». C'est à cette joie que nous invite et nous oriente cette voix du désert. Bref, il s'agit de vivre devant Dieu en toutes circonstances en accueillant l'enfant de la crèche.

Préparons le chemin du Seigneur, il sera bientôt là et sera notre joie.

Votre curé, Fulbert Mujike

Contact

Par email : upalloxh@skynet.be

Permanence décès : 0477.63.93.30

Agenda

Messe
17h00
Eglise de Loncin

Messe
18h30
Eglise de Xhendremael

Messe
8h30
Chapelle de Hombroux

Messe
9h45
Eglise d'Othée

Messe
11h00
Eglise d'Awans